Le cheval pour soigner les plaies de l’âme et du corps

Le cheval pour soigner les plaies de l’âme et du corps

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Le cheval pour soigner les plaies de l’âme et du corps

Propos recueillis auprès de Frédéric-Gilles Baudin

Lorsque la plus noble conquête de l’homme contribue à se sentir mieux, on ne peut qu’adhérer. Une belle façon de retrouver l’harmonie avec son être profond.

« Côtoyer les chevaux, pour moi, c’est comme aspirer une bulle d’air : cela me permet de retrouver un équilibre », explique Frédéric-Gilles Baudin. Cet éducateur spécialisé est passionné de chevaux depuis toujours. En observant ce mieux être qu’il éprouve lui-même à côtoyer ce noble animal, il constate très vite l’intérêt de pouvoir l’appliquer dans une relation d’aide et d’allier ainsi passion et profession.

Au fil des recherches personnelles, Frédéric-Gilles franchit le pas. Il effectue 2 ans de formation à Nanterre, auprès de la Société Française d’Equithérapie, obtient son diplôme en 2009 et commence à exercer en septembre. Cette technique, s’adresse aux enfants (à partir de 3 ans), aux adolescents et aux adultes. Elle représente une réponse appropriée pour certains troubles ; à savoir, mal-être passager, troubles des apprentissages scolaires, troubles du comportement et de la conduite, troubles psychiques et/ou physiques (TOC, phobies, autisme, hyperactivité, dysphasie, dyspraxie, dyslexie, retard mental, handicap moteur…). De façon générale, on peut noter que le cheval facilite la communication, l’expressivité des ressentis, des émotions, permet de se relaxer (lâcher-prise), d’appréhender la réalité de l’autre, de se discipliner, de se responsabiliser, de retrouver un équilibre affectif, ou encore de favoriser l’intégration ».

Le cheval devient un médiateur

En équithérapie, le cheval est utilisé comme médiateur thérapeutique. Il reste un outil, non une fin. C’est l’usage que l’on fait de la présence du cheval qui est thérapeutique. « J’ai par exemple beaucoup travaillé sur les troubles du comportement chez les jeunes durant ma formation. Lorsqu’ils expriment leur souffrance envers les humains par de l’agressivité ou de la violence, utiliser un médiateur neutre et non jugeant tel le cheval permet de canaliser cette tension. Le but de l’équithérapie est, dans ce cas, de donner au jeune en difficulté psychosociale l’impression que c’est le cheval qui lui pose des règles et des limites et non l’adulte avec qui il est souvent en conflit. Dans ce cas, le cheval sera utilisé en miroir du comportement à recadrer, permettant ainsi à la personne de conscientiser son comportement, qu’elle devra adapter, réajuster afin d’obtenir une meilleure relation avec son cheval. L’objectif final est que le patient puisse se remettre en cause et généraliser cette « découverte » à toutes les autres situations conflictuelles de sa vie quotidienne.

Chaque patient est unique

L’objectif thérapeutique varie en fonction de chacun. Chaque patient fait l’objet d’un projet de prise en charge individualisé avec des objectifs thérapeutiques précis. Une régularité des séances est essentielle au travail thérapeutique, dans un cadre constant, étayant et sécurisant. Dans un soucis d’harmoniser les prises en charges, je travaille en corrélation avec l’équipe pluridisciplinaire qui accompagne le patient.

De même, le cheval est choisi en fonction de la difficulté traitée. Ainsi, selon les objectifs thérapeutiques, nous travaillerons avec un cheval assez vif, ou au contraire, doux, calme, d’aspect pelucheux, dans le cas par exemple de l’accompagnement d’un hyperactif en séance de relaxation.

Pour précision, l’équithérapie n’est pas un traitement direct de maladies somatiques. L’objectif principal concerne la diminution des symptômes psychopathologiques, le mieux être, le sentiment de confort.

Une écoute réciproque

Bien entendu, le but n’est que le patient prenne un coup de sabot. « On travaille beaucoup à sensibiliser et désensibiliser les chevaux pour qu’il soit rassurant affectivement pour le patient. Ainsi, on habitue ces chevaux à des situations différentes, des ambiances bruyantes, aux coups de klaxon, à être manipulés, etc. afin de leur ôter toute crainte. « L’équithérapeute se doit de travailler le cheval hors séance pour qu’il donne le meilleur de lui-même ». Pour cela, on utilise les techniques d’éthologie et des méthodes de désensibilisation telles celles de Pat Parelli (voir encadré).

« Cette thérapie est encore peu connue en Martinique et j’avais envie de proposer cette nouvelle technique sur l’île. Le thérapeute et son patient travaillent sans s’en rendre compte, car souvent effectuée sous forme de jeux thérapeutiques. Toute personne proposant ce type de prise en charge doit être, avant tout, un professionnel diplômé du secteur médico-social (médecin, infirmier, psychiatre, psychologue, kinésithérapeute, éducateur spécialisé, etc) qui, par ailleurs, s’est formé en équithérapie au sein d’un organisme de formation reconnu »

Une activité thérapeutique, souvent pratiquée en pleine nature, au contact d’un animal, en respectant la vraie nature de celui-ci. C’est un métier passion au service d’un véritable mieux-être. »

 

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